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Le numéro 4 d'Indaba-Magazine est paru

Le numéro 4 d'Indaba-Magazine est paru. Vous pouvez le lire à partir de ce site en cliquant sur l'onglet "Indaba-Magazine" et le télécharger en format pdf.

Au sommaire : 

• Un éditoral de Michel Seyrat sur le respect de l'enfant : "Droit à l'humanité ;

• Un article de fond signé Eduardo Missoni sur la santé des jeunes et les effets d'un marché laissé sans contrôle ;

• Une série d'articles sur la Rencontre Mondiale des Jeunes pour un avenir durable à Bari, Italie, avec des témoignages des jeunes délégués d'Indaba-Network, l'accord de Bari entre les associations membres du Comité d'organisation et la déclaration finale des participants.


Envoyer vos propositions d'articles et des témoignages sur vos projets à admin@indaba-network.net

NMC : Première réunion mondiale des jeunes sur l'avenir durable


Des jeunes du monde entier à Bari, Italie, en janvier 2010  pour construire une citoyenneté mondiale/locale


par Eduardo Missoni

 

 

Cinq cent jeunes délégués du monde entier et mille participants de toute l'Italie se réuniront en janvier 2010 à Bari, capitale de la région des Pouilles, dans le sud de l'Italie, pour prendre part à la Rencontre Mondiale pour un Avenir Durable. Ils travailleront ensemble à développer un plan coordonné pour relier l'action locale à l'action mondiale.


Penser global, agir local


La devise “penser global, agir local” n'est pas une nouveauté, mais il faut aller de l'avant. L'interdépendance entre les phénomènes locaux-globaux, liée à une accélération sans précédent du procès de mondialisation, impose que le lien entre l'action locale et la dimension globale aille au delà de la conscience, toujours indispensable, de cette connexion, pour expérimenter des modalités concrètes de synergies positives.

 

La vitesse et la fréquence des échanges, a favorisé l'intégration économique mondiale et a ouvert des nouvelles opportunités de développement économique et social, mais elles ont imposé au niveau planétaire un modèle de développement basé sur une croissance et une consommation  infinies, entraînant une progressive homogénéisation culturelle et économique. Le mythe de la croissance économique infinie se base sur l'induction artificielle de nouveaux besoins, sans se soucier des conséquences sur la santé des populations, sur l'environnement et donc sur les conditions de vie des générations futures. Ce modèle insoutenable nous pousse vers une compétitions sans arrêt pour  l'eau et les ressources énergétiques, et produit des montagnes de déchets insoutenables. L'avenir des jeunes d'aujourd'hui et des générations à venir est en jeu. L'humanité doit faire face à un défi: des inégalités et une insécurité croissantes, l’instabilité démographique et des imposants flux migratoires, des conflits et des changement climatiques sans précédents.


Une nouvelle dynamique sociale

 

Les décisions et les stratégies d'un nombre restreint d'acteurs mondiaux influencent directement la vie quotidienne de milliards de citoyens de la planète, tout en restant à une distance abyssale de leurs expériences de chaque jour et donc hors de leurs possibles revendications. 

 

Ces acteurs modèlent les relations mondiales, lesquelles diffèrent fondamentalement des relations internationales, parce qu'elles ne sont pas limitées aux interactions entre les Etats-nations. Elles transgressent les règles traditionnelles du jeu, en exerçant des influences sur les réalités nationales et locales, qui deviennent de moins en moins gouvernables à ce niveau. Aujourd'hui, par exemple, les gouvernements locaux et nationaux doivent affronter les conséquences d'une crise financière sans frontières reliant de manière dramatique le destin des populations africaines les plus pauvres aux spéculations démentes des compagnies financières américaines.


C'est pourquoi il est nécessaire d'aller au delà d'une pensée globale et d'une action locale, pour établir une nouvelle dynamique sociale, qui, à partir de la compréhension des situations locales dans une perspective globale, soit capable de conjuguer des actions au niveau global avec des changements sociaux mis en œuvre au niveau local. Par exemple, la prise de conscience des causes du réchauffement mondial et du modèle de développement essentiellement non durable qui prévaut actuellement, amène un nombre croissant de communautés à explorer des approches économiques et des modes de vie alternatifs, comme ceux qui sont fondés sur le soutien mutuel, la simplicité volontaire et le profond respect de l'environnement naturel.

 

Cette nouvelle dynamique peut seulement naître à partir d'une nouvelle expérience "g-local" - à la fois globale et locale - de la citoyenneté, engageant surtout ceux qui sont à même aujourd'hui d'exprimer une forte demande d'avenir et de durabilité: les jeunes.


La responsabilisation des jeunes

 

Les jeunes, bien qu'ils constituent le segment le plus central et le plus important de la population mondiale, et qu'ils soient les principales parties prenantes d'un avenir durable, sont sous-représentés dans la prise de décision et dans la mise en œuvre des politiques. Leurs  arguments, leur force, leurs propositions sont presque toujours laissés de coté quand on arrive aux conclusions, à la fois dans l'ensemble de la société et dans les institutions et les organisations mondiales à tous les niveaux, y compris dans de nombreuses ONG.

 

C'est sur territoire donné, dans la dimension locale, que l'on mesure l'efficacité des politiques. C'est là que l'on peut concrètement influer sur les changements sociaux. On peut en voir de nombreux exemples : des gens décident collectivement de devenir des consommateurs critiques ; d'autres expérimentent de nouvelles approches entrepreneuriales socialement responsables et capables de lutter contre l'exclusion ; d'autres construisent une culture reconnaissant la richesse de la diversité et une science qui sache relier les centres de connaissance à la communauté et à ses besoins;  d'autres encore  s'efforcent de corriger l'injustice dans l'accès aux services de base, à l'éducation et à la santé ; enfin d'autres agissent pour la défense de l'environnement et des sources d'énergie considérés comme un patrimoine collectif. C'est donc sur un territoire donné qu'il faut établir le premier et fondamental pacte entre les jeunes et la société, ses institutions et son tissu social et productif. Un pacte qui puisse leur assurer l'accès à une citoyenneté complète, active et responsable. Un droit qui resterait  inaccompli, s'il  n'arrivait  pas à s'exprimer à travers une conscience et  une action collective sur le plan global, à travers un partage constructif des connaissances et des expériences, à travers la participation active des jeunes dans la sphère réelle des prises de décisions globales.


Ni, mondlokaj civitanoj


Sur cette ligne, je me suis trouvé en plein accord avec  Luca Bergamo quand nous nous sommes rencontrés en 2006 pour discuter de la création d'une initiative destinée à faire face à ces défis. Il était alors directeur général d'une initiative internationale connue sous le nom de Glocal Forum, qui avait l'objectif de mettre en contact au niveau international les gouvernements locaux. Dans ce contexte, il avait déjà  eu l'expérience d'espaces de participation des jeunes comme le Glocal Youth Forum. En tant que Secrétaire Général de l'Organisation Mondiale du Mouvement Scout (OMMS) , j'étais à la tête du plus grand mouvement mondial de jeunesse, et j'étais convaincu du potentiel “g-local” du Scoutisme, en tant que force de transformation sociale; je voyais les jeunes prendre les rênes de ce mouvement, paradoxalement contrôlé au niveau mondial, et au niveau de beaucoup d' organisations nationales, par des personnes d’un âge plus avancé que l'esprit. Une fois devenu directeur général de l'Agence Nationale Italienne pour les Jeunes, alors que l'expérience internationale du Glocal Forum se terminait, Luca a réussi à transformer cette idée en projet, et à jeter les bases pour l'initiative qui débute enfin aujourd'hui et  qui nous voit encore ensemble. Entre temps, en effet, j'ai laissé mon travail auprès de l'OMMS et je suis revenu au monde universitaire. En conjuguant l'enseignement sur les thèmes de la santé globale, de l'éthique et du management des organisations internationales, avec un intérêt pour la promotion de la citoyenneté globale, j'ai créé avec Dominique Bénard, pédagogue qui a dédié toute sa vie à l'éducation des jeunes,  Indaba-network (www.indaba-network.net) un réseau qui pour but d'utiliser les outils de la mondialisation pour soutenir les initiatives g-locales des jeunes.

 

Avec d'autres institutions et sujets internationaux (parmi lesquels la Banque Interaméricaine de Développement, l'Organisation Internationale du Travail, UNESCO, UN-Habitat,  la Campagne du Millénaire, UNDP et la Banque Mondiale), Indaba-network soutient l'initiative qui a été présentée récemment au public. Par une action bipartisane digne d'éloge, jointe à une reconnaissance réciproque de l'activité institutionnelle développée, la Ministre pour la Jeunesse,  Giorgia Meloni, et le Président de la Région des Pouilles,  Nichi Vendola, ont lancé ensemble  Ni, mondlokaj civitanoj (NMC – Nous, les citoyens globaux-locaux, www.nimociv.org).

 

Pour mettre l'accent sur une attitude de partage et de rejet de toute domination culturelle dans la recherche exclusive du bien commun, l'initiative porte un nom en Esperanto. L'Esperanto est une langue qui peut être à tout le monde, mais n'appartient à personne en particulier, elle symbolise l'adoption d'une philosophie de communication open-source. On fait référence aux valeurs exprimées dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et dans la Déclaration sur la Justice Sociale pour une Mondialisation Equitable, qui vise la réalisation des Objectifs de Développement du Millénaire.

 

Les mille cinq cents jeunes qui vont se rencontrer au mois de janvier à Bari, participeront pendant trois jours à des réunions, des ateliers et des séminaires de formation sur la citoyenneté, l'éducation, l'environnement, l'emploi et l'économie sociale, aussi bien que sur la sécurité humaine et le développement. La rencontre de Bari doit lancer un processus qui nous l'espérons impliquera un nombre croissant de jeunes mondlokaj civitanoj. Elle apportera un soutien aux jeunes hommes et aux jeunes femmes prêts à s'engager dans leur communauté et dans le monde pour bâtir un avenir durable et une société sans discrimination, une société où chacun aura sa place. En reprenant les mots de Martin Luther King, c'est une cause qui peut les rendre capables de vivre.


Pour plus d'information, contactez : wt@nimociv.orgmeeting@regione.puglia.it

et visiter le site web de NMC : www.nimociv.org


Réunion d'Indaba-Network

La réunion aura lieu à la Fargueusaz, 

Bogève (Haute-Savoie)


La première réunion d'Indaba-Network se tiendra du 4 au 6 décembre 2009 à Bogève, France, près de Genève. Cette réunion est ouverte à tous les membres d'Indaba-Network.  


L'ordre du jour est le suivant :

  • Rapport sur les résultats réalisés 
  • Objectifs et projets à venir
  • Comment améliorer le site Web ?
  • Comment améliorer le programme "Citoyens du Monde" ?
  • Comment améliorer Indaba-Academia ?
  • Comment rendre les groupes de travail plus efficaces ?
Si vous n'avez pas reçu d'invitation alors que vous êtes membre, veuillez nous contacter.  

Le numéro 3 d'Indaba-Magazine est paru !


Le numéro 3 d'Indaba-Magazine est disponible. Vous pouvez le lire en ligne sur le site (cliquez sur "Indaba-Magazine" sur le menu), ou téléchargez le en format PDF (lien à gauche). Ce numéro est centré sur les Droits de l'Homme et comporte un article sur les pygmée d'Afrique centrale, l'histoire de jeunes italiens qui se dressent contre la Mafia et le rapport d'une mission au Tchad avec les réfugiés du Darfour.